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Olivier BELLAMY

Un hiver avec Schubert

« Vous connaissez de la musique gaie, vous ? Moi pas. »
Franz Schubert   

Si chaque note de l’andante de l’opus 100 vous perfore le cœur, si vous noyez vos chagrins d’amour dans ses dernières sonates, si vous méditez sombrement au son des lieder du Voyage d’Hiver, si vous cavalez pantelant après votre jeunesse et La jeune fille et la Mort, si le Quintette en ut vous obsède, si comme pour le personnage incarné par Depardieu dans Trop belle pour toi, la musique de Schubert vous fait souffrir voluptueusement, si vous voulez en savoir plus sur ce timide énergumène d’à peine 1m60, mort à 31 ans, vous compulserez frénétiquement les différentes rubriques d’Un Hiver avec Schubert pour comprendre ce qui vous transporte dans son œuvre.
Et si les 42 petits chapitres thématiques de cet hiver-là vous apprendront beaucoup sur « le son » Schubert, ses rapports avec sa famille, ses amis et ses contemporains, rassurez-vous,  le mystère de sa musique reste entier. La magie de son millier de compositions continuera  à vous faire monter les larmes aux yeux sans que vous sachiez vraiment pourquoi. Peut-être parce que ce jeune homme tout simple, qui passait ses soirées au café avec ses amis et ne vivait que pour écrire des partitions, a su enfermer dans sa musique tous les bonheurs et les malheurs du monde. Avec ses motifs répétés, sur un rythme de marche obsédant, en un tempo immuable, il dépeint la légèreté de notre passage terrestre. Le seul classique, à mes yeux, qui vous file la saudade parce qu’en évoquant un papillon, il nous restitue l’infini. Un livre qui donne envie d’écouter encore du Schubert, sans modération, et pas seulement l’hiver !

Sylvie Lansade 
(26/11/15)    



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Buchet-Chastel

(Octobre 2015)
288 pages - 16