Retour à l'accueil du site





Élisabeth BRAMI


J'ai mal aux maths


Tamara est « nulle » en maths. Pour elle, c’est le cauchemar depuis le CP, le CE1, le CE2… Elle n’aime pas les maths mais elle a sa logique : «Je croyais avoir compris. À la dernière évaluation, il fallait calculer la somme des achats dans un chariot de supermarché. Moi, j'ai écrit : "On n'a pas le droit d'additionner parce que les objets ne sont pas pareils." Ma feuille est restée blanche. Mlle Libelle m'a traitée d'insolente et de paresseuse devant toute la classe, j'ai eu zéro et un mot sur mon carnet de correspondance. C'est pas juste, et en plus ça a fait un drame !» Les enfants, pas doués en maths, ont toujours une logique mais ce n’est pas toujours celle attendue. Et ils peuvent surtout avoir d’autres intérêts comme inventer des mots : « Faut absolument que je m'en sorte, que je trouve un moyen pour me dépourrir la vie. Je sais, ce mot n'existe pas, je viens de l'inventer ; mais puisque je suis une "littéraire", j'ai le droit. Et puis ça ressemble à dépérir, et c'est vrai que j'en ai assez de dépérir et d'être la sous-douée de la famille. »

Ne pas aimer les maths peut entraîner aussi des conflits avec le père, il crie, elle pleure et cela se termine toujours en drame. Combien d’enfants et de famille se trouvent confrontés à ces difficultés ? « Maintenant je compte, oui, mais pour du beurre ! Mes parents deviennent fous devant mes notes de maths. Et même si j’ai plein de A, on dirait qu’il n’y a que les maths d’important. Surtout pour Papa. Maman essaie de le calmer mais lui, ça l’énerve encore plus. »

De plus beaucoup d’idées reçues persistent. Soit disant les garçons sont meilleurs que les filles en maths : « – Décidément Tamara, la logique, c’est pas ton fort ! Et dire que ton frère… Ah, tu es bien une fille, rien à voir ! Charles, tu peux venir expliquer au tableau ? »

Tamara est déterminée. Elle n’aime pas les maths mais elle sait ce qui lui plaît et ce qu’elle voudra faire dans la vie, plus tard, sans les maths…

Voilà un livre qui permet de dédramatiser le rapport aux maths en montrant qu’il est possible de ne pas les aimer et de s’intéresser à bien d’autres choses tout aussi passionnantes.

Un livre à confier absolument aux enfants qui n’aiment pas les maths, cela leur fera beaucoup de bien. Et pour ceux qui aiment les maths, cela leur permettra de découvrir un monde qu’ils ne connaissent pas et ainsi de mieux comprendre leurs camarades.

Brigitte Aubonnet 
(18/11/15)    



Retour au
sommaire
Jeunesse







Talents hauts

(Juin 2015)
Collection Maxilu
48 pages - 7

Une collection de romans
pour les 6-8 ans

Illustrations
Rémi Courgeon





Élisabeth Brami

Bio-bibliographie
sur le site de la
Maison des Écrivains
et de la Littérature