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Marine CARTERON


Les Autodafeurs
Tome 1 : Mon frère est un gardien



Auguste, 14 ans, le narrateur de ce roman, est en 3e au collège. Il pratique les arts martiaux depuis sa plus tendre enfance et il en aura bien besoin pour se défendre contre les ennemis qu’il va découvrir et apprendre à connaître. Il n’est pas seul pour nous raconter cette terrible aventure parce que Césarine, sa sœur de sept ans, tient son journal en alternance avec le récit d’Auguste. Césarine est « un peu particulière » comme dit son frère et c’est un doux euphémisme pour évoquer son autisme Asperger.
« Pour ceux qui n'ont pas vu Rain Man et qui ont la flemme d'aller chercher sur Wiki, disons pour faire court que ma sœur est un ordinateur en socquettes qui calcule, mesure et retient tout ce qui a rapport aux chiffres. Par contre, elle est « légèrement » asociale et elle a l'imagination d'une huître (ce qui fait que je peux lui refiler mes devoirs de maths mais qu'il vaut mieux que j'évite de lui demander de faire mon français lorsqu'il s'agit de poésie). »

C’est sa grand-mère, psychologue à la retraite, qui a conseillé à Césarine de tenir ce journal.
Je n'ai pas très bien compris pourquoi il fallait que j'écrive dans ce cahier, mais j'ai bien aimé le principe : écrire dans un cahier c'est concret, et moi j'aime quand c'est concret. Et puis j'ai vu que ça faisait plaisir à mamie, donc j'ai dit oui.
Mamie a dit qu'il fallait toujours que je termine en résumant les choses importantes.

Ce journal (chapitres en italique) se révèle précieux pour nous aider à comprendre Césarine, comment elle fonctionne et comment elle arrive à résoudre des énigmes ardues dont la solution est déterminante dans la guerre contre les monstrueux Autodafeurs.  

Pour Auguste et Césarine, l’entrée dans l’aventure est provoquée par la mort de leur père, assassiné dès les premières pages du livre dans un accident de voiture provoqué volontairement par un camion. Ceux qui l’ont tué sont à la recherche de son « Livre de bord » dont on saura plus tard ce qu’il contient et pourquoi il est si important. Mais les assassins sont bredouilles parce que le père, se sachant menacé, a confié son livre à Césarine qui en assure la garde avec la détermination sans faille dont elle fait preuve en toutes circonstances.

La famille est effondrée face à la mort du père et  Auguste propose qu’ils aillent s’installer chez les grands-parents paternels, dans la grande maison familiale, plutôt que de continuer à tourner en rond dans l’appartement parisien que l’absence du père rend insupportable.

Mais ce qu’Auguste ignore, c’est que la Commanderie, la grande maison de famille, est au cœur de la guerre entre la Confrérie et les Autodafeurs. En partant chez les grands-parents, Auguste et Césarine plongent, sans le vouloir et sans le savoir, dans une histoire qui agite leur famille depuis des siècles.

Les grands-parents vont se révéler très différents de l’image paisible qu’ils avaient donnée jusque-là et Auguste rencontre des personnages dont il doit rapidement comprendre de quel côté ils se situent.

 Parmi les amis, il y a Robert dit Néné, un garçon étrange, habillé sans le moindre soin, mais génial en informatique et très respectueux envers Césarine dont beaucoup d’enfants ont pourtant l’habitude de se moquer. Il y a aussi Bartolomé, un ami depuis la petite enfance, qui va rester fidèle à cette amitié bien qu’il soit le plus jeune fils du plus dangereux des ennemis. Il y a encore Marc DeVergy, le professeur de lettres, qui va expliquer à Auguste les raisons de cette guerre ancestrale et la mission qui va devenir la sienne.
« Nous veillons sur les textes fondamentaux de l'humanité pour éviter que des hommes sans scrupules les utilisent pour manipuler le peuple. Nous sommes les gardiens de la liberté de pensée et nous combattons tous les extrémismes, qu'ils soient religieux, politiques ou philosophiques. »

Pour ce qui est des ennemis, les Autodafeurs, Auguste doit apprendre à les identifier pour pouvoir les combattre et ils sont aussi nombreux que déterminés.

A la fin du premier volume, la guerre est loin d’être finie et nous attendons avec impatience le deuxième tome, annoncé pour l’automne, où nous retrouverons avec plaisir le courageux collégien et  son adorable petite sœur si « particulière ».
À suivre…

Serge Cabrol 
(11/08/14)    



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Jeunesse








Rouergue

(Mai 2014)
336 pages - 14

À partir de 12 ans


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Marine Carteron,
née en 1972, est devenue enseignante après des études d’histoire de l’Art et d’archéologie. La trilogie des Autodafeurs est sa première publication.