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Wendy CONSTANCE


Pour l’honneur de la tribu



Cheval Sauvage, 13 ans, est le fils de Face d’Ours. Il doit, pour gagner l’estime de son père, chef de la tribu, tuer un mammouth et prendre pour femme la fille de Mogoll, chef d’une tribu voisine. Mais Cheval Sauvage n’a pas envie de se marier, ce qui n’est pas du goût de son père.
Le jour de l’arrivée de Mogoll, on apprend la disparition de Mésange Bleue, jeune sœur de la future épouse.
Mogoll demande de l’aide à la tribu de Face d’Ours pour retrouver sa fille cadette.
Cheval Sauvage, espérant ainsi mettre en avant ses talents de pisteur, se porte volontaire. Par ailleurs, sa place de « fils du chef » attise des jalousies et il n’est pas le seul à vouloir partir à la recherche de Mésange Bleue. Mogoll promet la main de sa fille aînée à celui qui retrouvera la disparue. Zuni, le cousin de Cheval Sauvage, espère par ce biais prendre un jour la tête de la tribu.
Un bras de fer s’engage alors entre les deux garçons, chacun ayant sa propre motivation pour emporter la victoire : sauver son honneur ou s’élever au rang de chef.

De poursuites en parties de chasse et de rencontres en découvertes, le récit projette le lecteur au cœur d’un monde oublié dont on sait peu de choses aujourd’hui ; celui de chasseurs cueilleurs ayant vécu en Amérique du Nord il y a 13 000 ans : les Paléo-Indiens Clovis.
La tribu de Mogoll était installée à la lisière de la forêt, derrière celle de Cheval Sauvage. Chaque hutte était constituée de trois ou quatre jeunes arbres inclinés les uns contre les autres et attachés au sommet avec des tendons et des racines, formant un cadre sur lequel étaient tendues les peaux.
Un monde où les esprits guident les hommes les plus inspirés.
Un monde préhistorique où sagesse et courage sont les maîtres mots pour survivre.
L’histoire célèbre aussi les liens très forts qui unissent l’homme et l’animal.

En fin d’ouvrage, des notes éclairent le lecteur sur les Paléo-Indiens Clovis, leur environnement et la faune qu’ils côtoyaient.
Canis dirus, ou, d’après l’anglais, le « loup terrible », mesurait environ 1,5 m et il était doté de longues dents pointues. Il chassait en meute.

Voici un roman riche, rythmé et captivant, aux deux héros très attachants.

Un retour aux sources plein d’aventures, de respect et de valeurs dans une nature encore entière.

Cécile De Ram 
(12/05/15)    



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Jeunesse










Gallimard Jeunesse

(Mars 2015)
336 pages - 14,90


Traduit de l’anglais par
Marie LEYMARIE