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Frédéric MARAIS


Didgeridoo


Les aborigènes racontent qu’au début du monde
le ciel était si bas que les crocodiles avaient mangé les étoiles.
Ainsi débute le conte, sur une sublime double page représentant un crocodile, superbe  prédateur d’étoiles qui se confond dans le décor.

Un jour, un aborigène découvre un morceau de bois suffisamment dur et suffisamment droit pour que celui-ci lui permettent de repousser le ciel. Le monde peut alors commencer à évoluer : animaux et végétaux peuvent partir à la conquête des espaces aériens, s’épanouir. L’homme, opiniâtre, continue son œuvre. Il repousse le ciel le plus haut qu’il peut. Et le monde continue de se développer de façon harmonieuse.
Ce morceau de bois réserve à l’homme encore bien des surprises.

Le texte, très bien écrit, est poétique.
Les illustrations, inspirées de l’art aborigène, sont vraiment très réussies. Le bleu marine profond et le rouge orangé vif qui les composent sont magnifiés par quelques touches de blanc. Le trait, d’une grande finesse, est lui aussi plein de poésie.
Voici un conte résolument écologique dans lequel l’homme façonne le monde en le grandissant, sans l’abîmer. Un bel exemple de vie en harmonie.

Un splendide album à ne surtout pas manquer. Un éditeur à suivre…

Cécile De Ram 
(28/10/14)    



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Jeunesse







Les Fourmis Rouges
(Septembre 2014)
32 pages - 16,50




Frédéric Marais,
né en 1965, est l’auteur d’une dizaine de livres
dont quatre parus
aux Fourmis Rouges.