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Jean-Pierre LEVARAY


Faire quelque chose



Rouen, 1941. La région est occupée par l’armée nazie. Simon a 15 ans et travaille aux ateliers de la SNCF. C'était du moins le cas jusque-là parce que maintenant les ateliers fabriquent du matériel pour les Allemands et Simon comme beaucoup de ses camarades n'est pas décidé à accepter la situation. Les actes de sabotage se multiplient avec, en contrepartie, les arrestations et les prises d'otages, principalement parmi les syndicalistes et les communistes.

Simon vit chez ses parents. Son père, blessé dans les Ardennes dès le début de la guerre, ne pourra pas reprendre son travail avant plusieurs mois et doit se contenter pour le moment de s’occuper du jardin.
Les marchandises sont rationnées et Simon ne supporte plus le temps perdu par sa mère quand elle dit : J'ai fait la queue chez le boulanger toute la journée. Pour rien. Pas de pain. Le boulanger nous a dit qu'il comptait recevoir de la farine mais les Allemands réquisitionnent tout pour chez eux... J’sais pas comment on va faire.

Avec deux amis, Guy et Erwan, Simon rejoint un réseau de résistance. Dans un premier temps, on lui demande de fournir des tire-fonds (Ça sert pour monter et démonter les rails sur les traverses) qui vont être utilisés pour provoquer le déraillement d'un train de matériel allemand sous un tunnel. C'est ensuite l'incendie d'une librairie allemande qui vient d'ouvrir à Rouen, un lieu de propagande où les collabos peuvent s'engager dans la Ligue de volontaires français (LVF).
Ce n'était pas grand-chose mais je ne pouvais plus rester à ne rien faire…

Pour ne pas mettre ses parents en danger, Simon quitte la maison et se réfugie à la campagne où il continue la lutte dans la clandestinité…

Au dernier chapitre, nous comprenons que Simon, maintenant très âgé, se trouve dans une classe de troisième d’un collège et que le récit qu’on vient de lire est celui qu’il vient de faire aux élèves.
Je suis venu pour essayer de vous faire connaître notre histoire, une histoire qui s'oublie. C'est aussi pour vous dire : il faut toujours faire quelque chose. Pour la liberté, la sienne et celle des autres, contre les injustices, pour ses droits. Voilà ce que je voulais dire aussi, ne perdez jamais cet esprit de résistance. Même si les temps sont durs, il y a toujours des moyens de résister.

Voilà un court roman qui devrait trouver sa place dans les bibliothèques et que les enseignants pourront utiliser pour rappeler le sacrifice de ceux qui ont donné leur jeunesse ou leur vie pour la liberté de tous. Un texte fort et clair, dont le narrateur de quinze ans sera facilement compris par  les jeunes lecteurs d’aujourd’hui.

Serge Cabrol 
(11/05/15)    



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Jeunesse







Chant d'orties

(Mai 2015)
Collection L'églantine
80 pages - 8






Jean-Pierre Levaray
né en 1955, ouvrier syndicaliste et écrivain libertaire, a publié une vingtaine de livres.


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