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Anne-Marie POL


Mon cheval de papier


La mère de Melchior est romancière. Son dernier manuscrit, roman historique, vient d’être refusé par l’éditeur. Elle est désespérée. Ce soir-là, elle sort dîner avec une amie pour se changer les idées.
Melchior resté seul à la maison  en profite pour se plonger dans le roman de sa mère.

C’est alors que les personnages de l’histoire font irruption dans la pièce. Le héros, Lord Oscar, explique à Melchior que les personnages d’un livre ne prennent vie que grâce au lecteur et que ce maudit éditeur mérite une correction pour l’avoir condamné au tiroir. Il demande à Melchior de l’accompagner car Paris a bien changé depuis 1830, et il risquerait de se perdre.

Choc des époques, les personnages du roman vont découvrir tout un lot de bizarreries comme le métro, le périphérique, l’éclairage électrique : en un mot, le progrès.

Lorsqu’on débouche Boulevard Haussmann, Lord Oscar vitupère :
– Une voie trop large, maintenant, avec quelques beaux bâtiments, soit, mais toujours sans un pavé ! Depuis le départ, ce sol moderne me paraît du dernier bizarre…
Je dis :
– Ça s’appelle le macadam.
– Pour chevaucher, ce macquelquechose est fort agréable.
Sur ces mots, Lady Gladys lance Savage au galop.

Dans le texte, les allers et retours de la fiction à la réalité s’imbriquent parfaitement, jusqu’à se confondre dangereusement. Lord Oscar va-t-il tuer l’éditeur de la même façon qu’ il a tué un autre homme dans le roman ?

Le récit, bien construit, vivant et riche, est agréablement illustré.
La magie de la lecture opère : le lecteur se laisse absorber par l’histoire et part avec plaisir à la rencontre des personnages.

Cécile De Ram 
(19/11/14)    



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Jeunesse







Grasset Jeunesse
(Septembre 2014)
96 pages - 7,90


Dès 8 ans


Illustrations
Vincent Dutrait





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