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Colette NYS-MAZURE

Éveil à la poésie


Colette Nys-Mazure, nouvelliste, romancière et essayiste, parle à merveille de la poésie, lors d’une rencontre des Midis de la poésie, en février 2017 avec Marie Ginet, slameuse-poète, en collaboration avec le réseau Kalame, réseau professionnel des animateurs d’ateliers d’écriture de la Fédération Wallonie-Bruxelles :
« Qu'est-ce qui permet l'éclosion de la sensibilité poétique tant chez l'auteur que chez le lecteur, et tout particulièrement l'enfant ? Peut-on favoriser le développement de cette dimension essentielle de la personne ? Notre propre expérience nous éclaire.
La saveur du silence, du recueillement – humus de la poésie – et l'usage ludique de la langue maternelle sont menacés par la vie dite "courante", par les sirènes de la consommation, par certains harcèlements médiatiques.
Quels poètes nous aident à vivre davantage, à dénoncer mais aussi à célébrer ? »
Voilà les questions évoquées et les réflexions proposées par Colette Nys-Mazure et Marie Ginet.

Au commencement est la langue maternelle, « relayée par les comptines et les chants rimés de la petite enfance, plaisants à l’oreille, donnant à rire, à pleurer, à aimer, à redouter. »
« Nous sentons à quel point nous avons besoin d'un espace physique et mental pour écrire et pour entendre ; cet ennui précieux dont manquent tant de nos contemporains et en particulier les enfants qu'on ne cesse d'occuper, comme des territoires. Laissez-leur leur droit de rêve ! »

De nombreux poèmes nous sont donnés pour notre plaisir de lecteurs et montrent les différentes écritures qui abordent l’enfance, la nature, le mystère des êtres, le passage du temps, l’amour, la mort… Chaque poète a sa propre sensibilité et la présentation concise et claire de cette rencontre explicite bien toute la valeur et l’importance d’écouter, de lire, d’apprendre des textes poétiques.

Colette Nys-Mazure parle très bien du rôle de la poésie : « Partie de la langue maternelle, j'y reviens : pas de fond sans forme. Travailler notre langue et notamment par l'usage soutenu de la poésie écrite et orale. Parler avec nos enfants – ceux du sang et du cœur – au lieu de les abandonner à la passivité des écrans ; converser, partager ces trésors de langue. Leur donner à en savourer les ressources, les acrobaties et cabrioles, – gastronomie pour gourmets. Métaphores, métonymies, ellipses... tout sert la poésie. »

Ce petit livre est un merveilleux plaidoyer pour défendre et présenter la poésie. 

Brigitte Aubonnet 
(23/01/18)    



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Posie








L’arbre à paroles

48 pages - 9










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Colette Nys-Mazure