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Julie JÉZÉQUEL & Baptiste MIREMONT


L’école me déteste



Ferdinand a sept ans et l’école, particulièrement la cour de récréation, est un lieu de souffrances. En effet, Eric n’arrête pas de l’agresser, pendant les matchs de foot, quand ils sont en classe, quand il arrive à l’école… Bref, cela devient un enfer pour Ferdinand, très bon élève, puisqu’il est passé directement en CE2 sans passer par la classe de CE1. Il est donc brillant mais plus jeune que les autres. Il angoisse de plus en plus quand il doit retourner à l’école. Son grand frère, Louis, qui est parti aux USA, lui donne des conseils pour se défendre car Ferdinand n’a pas très envie d’en parler à ses parents. Cependant, il finira par raconter ce qu’il vit car cela prend des proportions terribles. De plus, la maîtresse n’intervient pas ce qui est très déstabilisant.

« Papa disait tout le temps qu'à l'école, on apprenait la solidarité et l'amitié. Papa, quand il parlait de l'école, il disait « communale » et il parlait d'histoires avec des billes et des souliers, et un surveillant général assez méchant et un peu débile. Papa, il embêtait toujours le surveillant général avec ses copains et, quand il se faisait punir, les copains envoyaient des chiques ou des avions en papier par la fenêtre pour l'empêcher de faire ses lignes.
Ça se voyait qu'il n'y avait pas mis les pieds depuis longtemps – à moins que, dans son temps, les institutrices aient été des femmes normales, qui avaient pour les enfants un peu d'amour et de compassion. Parce que la maîtresse-aux-grosses-fesses, c'était la plus grande des lâches : elle avait peur de Roland comme d'Éric, et jamais elle voulait prendre parti. J'avais honte pour elle. »

Tout le problème du harcèlement à l’école, des phénomènes de groupe, des moqueries, des agressions, est abordé avec clarté, ce qui permettra à certains jeunes de ne pas se sentir seuls et de voir comment il est possible de réagir et de se sortir de situations qui peuvent aller jusqu’au danger.

« Quand je suis rentré chez moi, je me suis effondré en larmes. J'avais gardé ma tristesse au fond de moi toute la journée mais, là, j'avais besoin d'exploser. Je n'arrêtais pas de penser à ce qu'avait dit Suzanne, et je me demandais si les insultes d'Éric étaient écrites sur mes os. »

Parler est essentiel et heureusement, la vie ne sera pas toujours un enfer pour Ferdinand.

Brigitte Aubonnet 
(26/07/19)    



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Jeunesse




Le Muscadier

Collection Rester vivant
(Février 2019)
144 pages - 12,50





Julie Jézéquel
est aussi comédienne
et scénariste.



Baptiste Miremont,
après un master d’histoire, travaille dans le paysagisme et l’écologie.