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Karen VIGGERS

Le bruissement des feuilles



Miki, une jeune fille de 17 ans, vit avec son frère depuis la mort de leurs parents dans un incendie qui a ravagé leur maison. Kurt, fondamentaliste religieux, entend bien protéger sa sœur des tentations extérieures ; il poursuit l’éducation rigoriste entamée par ses parents et retient  Miki prisonnière. L’adolescente travaille sans relâche dans le petit « fish and chips » géré par son frère. Elle n’est autorisée qu’à servir et laver. Ensemble, ils  se rendent régulièrement en forêt.
Tout à ses pensées, elle posa une main sur le bord incurvé de la cavité et se glissa à l’intérieur. Là, l’obscurité et le silence régnaient, et une douce odeur de bois pourrissant imprégnait l’air. Les pieds de Miki s’enfonçaient dans un tapis moelleux d’humus et,  lorsqu’elle leva la tête, elle aperçut un petit cercle de lumière, là où la cime de l’arbre avait explosé. Si loin, là-haut. Elle ferma les yeux et perçut un doux murmure : l’arbre chuchotant des secrets, soufflant des histoires d’époques révolues, de vent et d’intempéries, de femmes et d’hommes noirs traversant le bush.
Miki est habitée par les grands arbres et rien ne lui fait plus plaisir que d’aller en forêt.
Éprise de liberté, elle rêve de pouvoir se promener seule, aller au lycée et vivre comme tout un chacun.
Lors d’une escapade secrète, la jeune fille croise Léon, un garde forestier  récemment installé dans cette petite ville de Tasmanie à la forêt majestueuse. Tous deux sont passionnés par les arbres et la nature en général. Lui a pour vocation de protéger les arbres, elle se donne pour objectif de sauvegarder les diables de Tasmanie si chers à son cœur.

La vie pourrait être plus simple mais tous évoluent en milieu hostile : Léon se heurte aux bûcherons qui surexploitent la forêt, eux-mêmes contraints par la nécessité de faire vivre leurs familles ; Miki a les pieds et mains liés par son frère.
Le roman met en scène des personnages variés aux échanges riches et contrastés. Chacun mène ici son combat. Qu’il s’agisse de protéger l’environnement, s’émanciper ou sauver sa peau, les intérêts des uns et des autres sont souvent contradictoires. La rugosité des hommes s’exprime, teintée de toute une palette de sentiments.
L’auteur offre au lecteur de magnifiques balades en forêt d’eucalyptus, dans une nature aussi belle et puissante que fragile.

Voici un roman qu’on prend le temps de lire avec plaisir et qu’on referme avec pour seul risque celui de regretter de l’avoir déjà lu.

Cécile De Ram 
(02/07/19)    



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Les escales

(Avril 2019)
432 pages - 21,50


Traduit de l’anglais
(Australie) par
Aude CARLIER





Karen Viggers,
née à Melbourne, est vétérinaire, spécialiste
de la faune sauvage.
Le bruissement des feuilles est son quatrième roman aux éditions Les Escales.



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le précédent roman
de Karin Viggers :
Le murmure du vent