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Philippe BRAZ


Cabaret Dada



Au cabaret DADA résonnent toujours les voix de Tristan Tzara et de Hugo Ball, et les échos de la Grande Guerre qui traversent le temps. On assassine Jaurès, les soldats souffrent et tombent, les généraux ripaillent à l'arrière. Dans ce carnage, des artistes venus de toute l'Europe revisitent le langage, la morale, les hiérarchies, tout y passe, les marchands de canons, les banquiers, les nationalismes qui ont ouvert en grand les portes de la boucherie. Cent ans, presque jour pour jour, se sont écoulés depuis la soirée inaugurale de DADA à Zurich. Le Performeur, entré par hasard au cabaret fantôme, y rencontre le Musicien et la Femme. Entraîné dans une ronde de souvenirs, de chansons, d'histoires, le Performeur parcourt toute l'épopée DADA, ce mouvement artistique dont la puissance subversive est aujourd'hui plus que jamais moderne.

France Culture


Nous avons rencontré Philippe Braz à Berlin en juin dernier pour un entretien et nous avons chroniqué plusieurs de ses pièces.

Nous le retrouvons maintenant sur France Culture pour un spectacle poétique et musical autour du dadaïsme et de la guerre.

Tristan Tzara (de son vrai nom Samuel Rozenstock, né en Roumanie en 1896 et mort à Paris en 1963), le peintre Jean Arp et quelques autres inaugurent en février 1916 le Cabaret Voltaire à Zurich transformant l’endroit en café littéraire et artistique dont les murs sont couverts de tableaux. Chaque soir on chante, on récite, on joue de la musique dans une ambiance à la fois joyeuse et provocatrice.

C’est ce lieu, cette époque et cette atmosphère que Philippe Braz nous permet de retrouver avec un collage de textes, de chansons, de musiques et d’histoires qui jouent avec les sons et les mots, avec la guerre, l’amour et la mort.

On y entend l’histoire de Jehan qui part à la guerre mais l’histoire s’interrompt brutalement parce que « la guerre raccourcit les histoires ». Il y a celle d’Émile dans la chambre de sa maîtresse Zaza dont le mari est au front. Celle-ci aussi se termine violemment.

On chante et on danse sous les bombes, on évoque les blessures et les amputations, on se demande « qu’est-ce que l’art ? » avec Duchamp mais aussi avec Apollinaire, Cendrars, Ernst ou Picabia...

C’est un charivari plein de colère contre les responsables de la guerre, ceux qui les provoquent et ceux qui en profitent. Quelle folie d’avoir vingt ans en 1916 !

Philippe Braz nous offre ainsi un spectacle plein d’actualité face à l’absurdité du monde, à la montée des nationalismes et à l’amplification des bruits de bottes et de bombardements tout autour de la planète.


Le spectacle diffusé sur France Culture le 20 décembre 2016 peut être écouté et podcasté pendant un an sur le site de France Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-fiction/cabaret-dada-de-philippe-braz



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Une loge
pour le strapontin











France Culture




Avec
Denis Lavant
(le compositeur)

Julian Eggerickx
(le performeur)

Virginie Colemyn
(la femme)

Et la voix de
Thierry Reynaud

Musique par
le groupe Mocke :

Dominique Dépret
composition musicale
et Guitare électrique

Rémy Poncet
Guitare électrique

Ben Mc Connell
Batterie

Réalisation
Christophe Hocké

Conseillère littéraire
Caroline Ouazana

Assistante à la réalisation
Lise-Marie Barré

Prise de son,
montage et mixage
Djaisan Taouss
Emmanuel Armaing