![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Retour à l'accueil du site |
|
« Viens rentrons C’est ce qui se dit parfois dans un venteux Et nous rapiéçons ce peu de ciel en nous Poèmes en prose, de longueur variable, de huit paragraphes pour les plus longs à deux, presque des haïkus, ce recueil voit passer une vie avec ses joies, ses peurs toujours mêlées au vent, aux nuages, au sable de la plage ou à la grue qui passe. « … Quand on devient vieux, on le sait, partir prend une autre tournure. Sans nous le monde poursuivra ses enchevêtrements. Par où passent ces phrases quand on se parle à soi-même ? Dans la traversée du village, des maisons que l’on méconnaît, trop neuves trop lisses surtout sans les fenêtres où on connaît quelqu’un… » Ou encore « D’autres jours sont à paraître L’automne pince avec ses petits airs tranquilles, ses façons d’être là sans être vu et de nuancer sa lumière avant de poser ses couleurs. Vent levé activant nos mémoires, vent privé de paroles, ne retenant que des gestes dans ces instants de nostalgie que le passé déborde. Que savons-nous de la vieillesse de nos mains jointes malgré nous pour une prière sans mot ? » C’est la vieillesse qui voit revenir l’enfance : « … Retrouver cet au-delà de l’âge où on peut être ce qu’on est sans s’appliquer à l’être. Dans les poches retournées, l’enfance aux plis cachés, comme l’écriture du sable quand la mer se retire. » Ces souvenirs du temps qui passe et passé semblent médiatisés par les éléments de la nature, les cailloux noirs sur lesquels il écrit, le sable quand la mer se retire, le nuage tenu dans sa main à l’éveil, ce ciel mur gris rapiécé, les blés d’hier qui ont les paupières closes ou encore ce duvet de patience au coin de l’œil. Michel Lansade (30/12/24) |
sommaire Poésie ![]() Alcyone (Juin 2024) 42 pages - 15 € ![]() Jacquy JOGUET |
||||||