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La découverte du monde par les cartes

Des premières expéditions antiques à l’exploration spatiale

Voici une très belle idée de cadeau pour soi-même ou pour une personne dont on connaît la curiosité intellectuelle, un ouvrage à la fois beau et passionnant, un livre à feuilleter et à lire, à feuilleter parce qu’il est très richement illustré, avec notamment plus de 200 cartes, et à lire parce que chaque double page, outre l’abondante iconographie, comporte un texte principal à la fois clair et très documenté et des encadrés qui offrent un niveau de lecture aussi varié qu’enrichissant.

Le livre est divisé en six grandes parties dans l’ordre chronologique :
Le monde antique (Préhistoire - v. 500 après JC) 
Le Moyen Âge (v. 500 -1460)
Les débuts de l’ère moderne (1400 - 1700)
Bouleversements et industrialisations (1700 – v. 1850)
L’ère des empires mondiaux (v.1850 – 1914)
Les découvertes du monde moderne de 1910 à nos jours.

Beaucoup de domaines sont ainsi croisés au fil du temps. L’histoire et la géographie, bien sûr, mais aussi les explorations et les découvertes. Qui est allé où ? Quand ? Qu’a-t-il trouvé ? Au fil des pages, on trouve de nombreuses réponses à des questions que, parfois, on ne s’est jamais posées.

Dans chacune des six parties, ce sont les migrations et les expéditions du monde entier qui sont présentées. On voyage d’un continent à l’autre depuis près de deux millions d’années et maintenant vers d’autres planètes…

Quant aux motivations, si elles sont essentiellement climatiques, économiques, géopolitiques, religieuses ou parfois scientifiques, on ne peut ignorer la curiosité et le goût de l’aventure qui ont poussé bien des explorateurs à se risquer dans de grands voyages terrestres ou maritimes, au risque de leur vie. Et même si la majorité étaient des hommes, les exploratrices sont aussi présentes dans le livre. « La botaniste Jeanne Baret n’avait pas l’intention de prendre la mer. Pourtant, elle part en 1766 déguisée en homme et retourne dans sa France natale en 1775. Par inadvertance, elle est donc la première femme à faire le tour du monde. » « Au XVIIIe siècle, d’intrépides Européennes parcourent le monde et tiennent des journaux qui consignent des informations sur les peuples et les lieux qu’elles visitent. Ces publications connaissent un large succès. » Une double page est ainsi consacrée à Ida Laura Pfeiffer, rendant hommage à cette voyageuse autrichienne insuffisamment connue. Pour voyager, « elle attend 40 ans que ses fils soient adultes ». De 1842 à 1845, elle se rend au Moyen-Orient puis en Islande. Elle traverse aussi l’Égypte, la Syrie, la Jordanie et la Turquie. Les journaux de voyage d’Ida Pfeiffer sont traduits en sept langues et financent d’autres explorations. En 1846-1848 puis en 1851-1855, elle fait le tour du globe. Le plus souvent sans compagnons européens, elle parcourt 32 000 km par la terre et 240 000 km par la mer. Intrépide, elle endure des conditions périlleuses : à Sumatra, elle traverse marais et jungles. En rencontrant les peuples autochtones, elle comprend également que leur mode de vie est menacé par le colonialisme. »

Bien sûr, les cartes nous montrent aussi tous les désordres du monde, les guerres, les invasions, le colonialisme, l’esclavage…

Au fil des chapitres, nous naviguons entre admiration pour les aventuriers et les explorateurs et désolation pour les conséquences néfastes de tant d’expéditions.

L’ensemble, bien documenté et illustré, est un objet aussi beau que passionnant, de quoi découvrir, apprendre et rêver pendant des heures. Une belle occasion de (se) faire plaisir !

Serge cabrol 
(11/12/25)    





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Larousse

(Octobre 2025)
Format 25 x 30 cm
288 pages - 39,95 €






Ce livre nous mène de la Préhistoire à nos jours et permet de démontrer que tous les voyageurs vers l’inconnu se sont fondés sur les connaissances de leurs prédécesseurs. Les premiers navigateurs portugais ont ouvert la voie au dernier voyage de Vasco de Gama en Inde (1497). Les uns et les autres ont marché sur les brisées du Carthaginois Hannon, qui avait fait une partie de ce trajet au VIe siècle avant J.-C.

 […]

Inconsciemment ou à dessein, l’explorateur est porteur de sa propre culture, qu’il exporte partout. Parfois, cela a donné naissance à des sociétés hybrides et dynamiques, mais trop souvent mené à des conflits et à la destruction de cultures autochtones entières. Lorsque le rapport de force est inégal, l’exploration se mue en exploitation.

(Extraits de l’avant-propos
de Philip Parker)