Kimya, qui vit au Congo, cherche Tiki, un agneau qui s’est égaré. Nono va l’aider.
« Quand elle n’est pas à l’école, Kimya s’occupe des moutons de son père, qui a un autre travail en ville, et elle est très attachée à son troupeau.
– Tu veux que je t’aide ?
Un sourire creuse la fossette sur son menton :
– Je veux bien. Surtout que s’il n’est pas dans l’enclos, il faut aller voir dans la grande forêt.
Même si elle ne le montre pas, je sais qu’elle est inquiète. »
Les deux enfants voient passer le Congo-Océan, ce train qui mène à la mer que Kimya aimerait tellement voir. C’est une ligne ferroviaire emblématique qui fait rêver les deux enfants.
Ils retrouvent Tiki mais sa mère ne veut pas s’en occuper. En observant les yeux de l’agneau, les enfants comprennent qu’il est aveugle. Ils lui donnent alors à boire avec un biberon. Heureusement, une autre brebis s’approche et, peu à peu, s’occupe de lui.
Au cœur de la nuit, trois chiens menaçants effraient l’agneau qui se sauve sur la voie ferrée.
« Kimya accélère sa course. Le bruit du train s’amplifie. Au loin, éclairé par la lune ronde, l’agneau aveugle est debout sur les rails. Tétanisé de peur, il ne bouge plus. Nous ne pourrons pas arriver à temps ! Soudain, je distingue une forme blanche qui galope aussi vers la voie ferrée. C’est la jeune brebis ! »
Que va-t-il se passer ?
Entre leurs rêves d’évasion et la réalité où ils doivent s’occuper de l’agneau et des brebis, Kimya et Nono renforcent leur entraide et leur amitié.
Les illustrations rendent bien l’ambiance de l’Afrique, de ses paysages, de ses beautés et de ses dangers.
C’est un très bel album qui met en valeur l’entraide entre les humains et entre les animaux.
Brigitte Aubonnet
(07/07/25)