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« Je t’ai appelé Lazare, je t’ai nommé Lazare, je t’ai baptisé Lazare. Je t’ai appelé Lazare, et pourtant je n’ai jamais su ton nom. Ce soir là – la nuit commençait à tomber -, Lazare, du haut de la colline je t’ai vu au loin sur le sentier. Le pas sec comme celui du poème, les bras lourds, engourdis, tu parcourais la route qui bientôt déboucherait sur la mer. » Lazare, puisque c’est son nom, travaille aux abattoirs où il libère les bêtes qui doivent mourir pour nourrir. Il peint dans la ville et sa problématique est d’enfermer les bruits de la ville dont les murs conservent la mémoire. « Lorsque viendra l’heure d’élucider les raisons, les symboles, les motifs, je comprendrais peut-être comment du jour au lendemain tu as été capable d’emprisonner dans tes dessins des bruits qui jusqu’alors se déplaçaient librement. » Mais en même temps le dessin bien fait restitue les sons, car le dessin restitue la vie comme cet homme qui s’écroule au marché et que la peinture à la pierre crayeuse va faire renaître. Le mal de Lazare, la lèpre qui ronge jusqu’à la mort, est un roman sur les sons, la peinture et la mort qui dans une belle prose et un subtil jeu de personnes nous ramène à l’exergue : « …la machine du monde s’entrouvrit Michel Lansade (05/06/26) |
Sommaire Lectures ![]() La lampadaire (Février 2026 200 pages - 17 € Traduit du brésilien par Stéphane Chao ![]() Krishna Monteiro, né au Brésil en 1973, est diplômé en économie et diplomate. Le mal de Lazare est son deuxième livre. |
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