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« Il y a les amoureux des animaux, et les autres qu’on reconnaît facilement : ce sont ceux à qui l’on dit "mon chien est mort", qui répondent qu’ils sont désolés… et passent à autre chose. On ne peut pas leur en vouloir : ils ne savent pas. Moi, je ne veux pas passer à autre chose. » Au début, il y a eu le voyage chez Wendy, l’éleveuse de Cavalier King Charles. « Tu es apparu avec ton frère. Lui, blanc taché de brun ; toi, noir et feu. Vous étiez minuscules, presque des hamsters. Wendy m'a mis ton frère dans les bras : il s'est agité, a bondi au sol, furetant déjà partout. Toi, dès que tu t'es trouvé sur mes genoux, tu m'as regardé, puis tu t'es endormi. En 2011, Valentin Spitz était journaliste de radio et de télévision, toujours hyperactif et débordé. « Toi, tu observais tout ça d’un air tranquille. » De 2013 à 2017, Valentin Spitz reprend des études et devient psychothérapeute. Lorsqu’il reçoit ses premiers patients, Google l’accompagne. Leur vie change. Contrairement aux premières années, ils ne se quittent plus de la journée. Ce qui est particulier à ce livre, et qui lui donne son titre, c’est la façon dont Google se comportait pendant les séances. L’auteur évoque tous les moments passés avec Google, les promenades (y compris grâce à lui dans les rues désertes de Paris pendant les confinements de la Covid), son élégance, sa façon de manger, ses problèmes de santé, son attitude à la naissance des enfants mais il ne peut s’empêcher de ressortir des dossiers de patients pour lesquels Google a joué un rôle important et c’est ce qui constitue un des grands intérêts de ce livre. Pascal, Simone, Elisabeth, Gabriel, Juliette, Augustin… Des cas très différents et, à chaque fois, la façon dont Google intervient, à sa manière, quand il le faut… Un exemple avec Sandra. Un livre tendre et émouvant où l’auteur exprime tout son amour pour Google et au-delà toute son admiration et son respect pour son « petit chien thérapeute » et pour tous les chiens aidants et soignants. « Partout la médiation animale s’étend. On parle désormais de "levier thérapeutique complémentaire", de "biocommunication émotionnelle". Les mots sont nouveaux, mais la pratique, elle, est ancienne : tu la portais déjà en toi. Tu l’incarnais sans le savoir. » Un bel hommage à ces années de complicité avec Google en particulier et à la relation entre l’humain et l’animal en général. Serge Cabrol |
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