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Agnès DEBACKER


Les grosses bêtises
1- La limace volante

La petite bande de Lina se compose de six enfants (trois filles et trois garçons) qui sont tous dans la même classe de CM1 et c’est leur maîtresse, Mme Eulali, qui va se trouver au centre de cette aventure, victime d’une malchance si récurrente que les enfants vont devoir trouver un moyen de l’aider à en sortir pour ne pas avoir à en subir eux-mêmes les conséquences.

Lina, la narratrice, est considérée comme une bavarde. « D'après mes différents maîtres et maîtresses, je parle trop. À mon avis, c'est juste une question de point de vue. »
« Mes copains Sam, Chloé, Pablo et Anton sont à ranger dans la catégorie des farceurs. Yasmin, elle, serait plutôt chez les casse-pieds. Elle agace bon nombre d'enseignants parce qu'elle a toujours quelque chose à rétorquer. Elle se satisfait rarement des réponses simples et traque l'injustice partout où elle se loge. »
« J'aurais préféré être chez les farceurs, cela me semble plus honorable, malheureusement, je manque d'imagination, et surtout, je déteste être privée de récréation. […] Heureusement, mes camarades sont là pour pallier mon manque de courage. »

Chacun a ses spécialités mais Anton est le plus imaginatif et ses blagues sont originales et sophistiquées. Pour lui ce ne sont pas des farces mais des « expériences ingénieuses et poétiques »
Le dernier jour avant les vacances de Noël, il a expérimenté dans la classe son invention la plus récente : la limace volante. Avec des ailes en papier de soie et un petit moteur collé sur le dos, le gastéropode a bien pris son envol mais pour retomber très vite sur l’épaule d’une élève qui s’est mise à hurler.
Mme Eulali est entrée dans une colère noire et a puni Anton : « J’en ai ras le bol de tes bêtises ! Tu viendras nettoyer l’école tous les matins à partir de huit heures, et ce durant toutes les vacances ! »

Même si la punition a été levée au bout de deux jours parce que la maîtresse a envoyé un message au gardien pour y mettre fin, c’est à partir de là que la vie de Mme Eulali a basculé dans l’horreur. Une malchance insensée en faisait la victime de toutes les malchances possibles.
Elle est revenue de vacances avec un bandage autour du crâne parce qu’elle avait reçu un pot de fleurs sur la tête et tout s’est enchaîné avec de nouveaux incidents chaque jour. Au début, ses mésaventures amusaient les enfants mais peu à peu l’atmosphère dans la classe est devenue insupportable. Peut-être existait-il un moyen de mettre fin à cette période infernale de poisse ? Mais comment le trouver ?

Sam a eu une idée : « Si vous voulez, je peux demander à mère. » Et il a dû expliquer que sa mère est voyante. « Elle pourra nous dire si la poisse va durer encore longtemps. Et peut-être pourquoi autant de catastrophes s’abattent sur la maîtresse. » La petite bande est sceptique mais faute d’avoir une meilleure idée, ils vont commencer par là…

C’est le début d’une étonnante aventure qui va mener les enfants (et les lecteurs) de surprise en surprise. Ils vont faire preuve de beaucoup de courage et d’imagination pour essayer d’aider leur malheureuse maîtresse.

Voilà un roman amusant et plein de rebondissements qui entraîne le lecteur à suivre les jeunes héros de page et en page et les chapitres défilent de plus en plus vite jusqu’au dénouement final. Agnès Debacker, autrice et conteuse, maîtrise à merveille les codes du livre pour la jeunesse et l’art du suspense. Une autre aventure avec les mêmes personnages est déjà annoncée pour le mois de mai. Une nouvelle série à suivre…

Serge Cabrol 
(14/03/22)    



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Jeunesse








Syros

(Février 2022)
176 pages - 9,95

Dès 8 ans








Agnès Debacker,
autrice et conteuse, assure aussi des formations autour de la littérature de jeunesse et de la lecture à voix haute.









Illustration
Mathieu Demore