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Ève JAURÉGUIBERRY

Brouillarta


« Je suis là au centre de la toile. Embusquée ou perdue dans un nœud de couleurs, d’écailles et d’éclairs. Ce tableau, Etor l’a conçu comme un Sangaku japonais – une énigme mathématique – une sorte de pavage où se mêlent triangles et cercles. Dans cette mosaïque, les forces conjuguées sont là pour me noyer dans les méandres. Derrière ce prisme de couleurs, entre deux miroirs, est-ce bien moi dont le sourire conjure l'ombre et l'absence ? »

À Biarritz, c'est le "brouillarta" qui engendre une montée des eaux, noie des tableaux dont les femmes peintes renaissent, exposent leurs vies réelles ou imaginées.
Six nouvelles sortent des tableaux.

Celles que je trouve les plus remarquables sont celles intitulées L'eau de la, Le Fasilaphone et Rivage qui forment un tout, fantastique et SF.
Lina, sortie d'un tableau où elle s'appelait Roxanne, est un "nez", « crée des parfums et travaille notamment pour Valentino ». Elle tombe amoureuse d'Hippolyte, maître de cérémonie aux pompes funèbres. Odeurs et Mort, c'est tout le parcours de cette première nouvelle très parfumée. La deuxième se penche sur les sons qui redonnent vie et la troisième est, comme la chute des deux premières, la chute d'un grand amour.

Un recueil plein de sens, d’Éros et de Thanatos.

Michel Lansade 
(16/08/22)    



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Lectures







Ève JAURÉGUIBERRY, Brouillarta
Serge Safran

(Juin 2022)
160 pages - 15,90