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Didier JEAN et ZAD


Le Printemps d’Aubaka


Le roi Aleksander, onzième de son nom, commence son règne. Il veut une puissante armée et donc lève un impôt. Beaucoup se révoltent et cette taxe est abandonnée. Quelque temps plus tard, une nouvelle annonce est faite au peuple pour le prévenir que des étrangers menacent le royaume, ils doivent se barricader et l’impôt pour agrandir l’armée est nécessaire. Personne ne se révolte. Puis la construction d’un rempart devient indispensable. Personne n’a encore vu cette armée ennemie mais tout le monde a peur.

Un jour, Milann rentre d’un long voyage. Sa ville est transformée. La crainte est palpable mais il n’arrive pas à convaincre les habitants qu’il n’a vu aucun danger à l’extérieur. Peu à peu, il reprend ses habitudes d’avant au grand étonnement de ses concitoyens et sort sans problème de la ville barricadée.

Les restrictions de liberté imposées par le roi Aleksander continuent et Milann montre que tous ces dangers se situent dans la tête du roi.

« Milann fendit la foule tranquillement, et le silence se propagea à chacun de ses pas. Il interpella le Grand Ordonnateur
– Pourquoi le roi veut-il interdire au peuple de s'exprimer ?
– Tu ne sais donc pas, pauvre ignorant ?! répondit l'émissaire du souverain, Sa Grandissime Majesté veut nous protéger du danger qui menace !
– Quel danger ? Quelle menace ?! s'exclama le jeune homme. Moi qui me promène tous les jours dans la campagne, je n'ai jamais croisé le début du commencement de l'ombre d'un seul ennemi.
– Tu as la mémoire courte ! Tu oublies le soldat sauvagement assassiné...
– Vous voulez dire le soldat décédé ? Je le connaissais bien, c'était mon cousin, Il est mort, en effet, mais d'une blessure accidentelle, et non pas assassiné par un étranger. »

Toute la problématique du pouvoir et des relations avec le peuple est posée dans cet album qui met en évidence l’importance de ne pas croire sans limite ce que disent les représentants du pouvoir. Cela interroge sur le libre arbitre et la possibilité pour chacun de vérifier ce qui est dit. La restriction des libertés du peuple sert le désir de pouvoir plutôt que le bonheur de tous.
C’est un album essentiel pour en discuter avec les jeunes.

Les dessins, réalisés au crayon par Pierre-Yves Cezard, sont colorisés numériquement par Caroline Taconet, avec une approche graphique proche de la BD qui plaira aux plus grands.

Brigitte Aubonnet 
(18/05/22)    



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Jeunesse







Utopique

Format 22 x 32 cm
40 pages 17
À partir de 8 ans






Texte
Didier JEAN & ZAD



Illustration
Pierre-Yves CEZARD



Couleurs
Caroline TACONE