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Kate MILNER


Réfugié n’est pas mon nom

Une maman et son petit garçon s’apprêtent à quitter leur maison, leur ville, leur pays devenu trop dangereux. Elle lui explique qu’ils vont devoir dire au revoir à leurs amis et se préparer pour partir.
Ils vont laisser ceux qu’ils aiment et leurs affaires derrière eux. Ils vont marcher longtemps vers l’inconnu, sans savoir qui ils vont croiser, où ils vont dormir.
Elle lui explique tout cela avec beaucoup de justesse et de douceur, sans édulcorer, sans dramatiser. Elle ne manque pas de pointer ce qui peut rassurer son enfant, lui permettre d’envisager cet avenir aussi imminent qu’incertain sous un jour moins maussade, lui faire comprendre que ce départ est important pour espérer une vie meilleure.

Les gens parleront d’autres langues que la nôtre.

Chaque double page évoque une situation : le voyage, la solitude, la découverte, l’endroit où l’on dort, la question de la langue… Au regard de chaque situation, dans un encart bleuté, le texte interpelle le jeune lecteur par une phrase impérative ou interrogative qui lui permet de réfléchir à ce dont il est question.

Combien de mots étrangers connais-tu ?

Les illustrations sont très jolies, délicates et pleines de pudeur. Elles brossent avec poésie l’histoire d’un petit garçon exilé comme il en existe tant, un petit garçon au visage très expressif sur lequel le sourire finit par revenir.

Ce livre évoque avec justesse un sujet grave de société en le mettant à la portée des plus jeunes. Le texte, simple et efficace, laisse une large place pour la réflexion et constitue un support intéressant pour instaurer un dialogue avec des enfants autour de ce thème difficile.

Voici un bel album, touchant, aussi réussi que nécessaire.

Cécile De Ram 
(13/03/23)    



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Jeunesse






Kate MILNER, Réfugié n’est pas mon nom
La Martinière

(Février 2023)
Format 27 x 26 cm
32 pages - 14,50

À partir de 4 ans



Traduit de l’anglais
par Olivier Adam