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1673
rue Poquelin



d'après
MOLIÈRE



1673 rue Poquelin est une adresse où il se passe beaucoup de choses...
On y parle une langue française des plus élaborées.
On y entend du Latin, un drôle de Latin, un peu trop savant pour être honnête.
On y croise une jeune fille amoureuse d’un séduisant jeune homme, mais désespérée par le refus de son père de lui accorder sa main.
On y bénit la complicité d’une concierge rusée comme une renarde qui favorise les desseins des jeunes amants.
On y rencontre un vieillard, Maître Sganarelle, notaire de son état. Voilà qui peut arranger bien des situations...
La sienne n’est pourtant pas enviable. Il se fait détrousser par de pitoyables escrocs.
Le bonhomme est vraiment confondant de naïveté, la jeune beauté qu’il convoite avec ardeur n’a évidemment pour seule ambition que d’abuser son prétendant.
On y assiste à la vengeance d’un mari colérique et soupçonneux.  Sa femme trop volage à son goût doit être punie...

Nous suivons toutes les manigances, nous sommes dans toutes les confidences...
Spectateurs privilégiés, nous nous régalons !

Nous nous régalons, parce que ces personnages nous les connaissons tous. Ils font partie de notre ADN littéraire.

Nous nous régalons, parce que Luc Franquine et Marie-Sasha Kaminsky, grâce à un remarquable travail d’écriture, nous plongent dans l’univers du grand Molière, de façon originale et intemporelle.

Si les décors plaident pour l’époque actuelle, le jeu des acteurs évoque avec bonheur la commedia dell’arte.
Les comédiens ne portent certes pas de masques, mais peu s’en faut... Ils se fondent et se confondent avec leurs personnages. Devant nous, à quelques pas, ils se métamorphosent et nous ne les reconnaissons pas !

Nous nous régalons, parce que nous assistons à une grande et belle performance d’acteurs.

La mise en scène est savoureuse : inventive et facétieuse. La musique très présente est entraînante comme une danse au soleil. Elle rythme joyeusement les différentes scènes tout en les unifiant.

Nous nous régalons, enfin, parce que la pièce est burlesque et qu’elle porte brillamment le sceau de la farce, de celle qu’affectionnait tout particulièrement Jean-Baptiste Poquelin... dont le dernier soupir fut rendu en février 1673...

Catherine Arvel 
(28/02/20)    



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Une loge
pour le strapontin














La Croisée des Chemins

43 rue Mathurin Régnier
75015 PARIS








Comédie
d'après Molière

Mise en scène
Luc Franquine
et
Marie-Sasha Kaminsky

Avec
Aurélie Lillo
Clément Bougneux
Louise Morin
Léonard Vicari
Luc Franquine
Marie-Sasha Kaminsky