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Jacques BRUYAS

Moi, Jacob
le dernier des eslaves



Un homme à genou peu à peu se relève pour parler de son village. Il se souvient du bruit du tam-tam et de la voix du sorcier qui annonçait au Grand Chef le trafic à venir, des hommes blancs viendraient chercher les villageois pour les soumettre à l’esclavage. Le Grand Chef prévient tout le monde au son du Tam-Tam. Le sorcier psalmodie une prière Vaudou. Le narrateur, qui lui, a échappé à cette rafle, témoigne des horreurs des esclavagistes qui sont les seuls mammifères à violer, torturer, tuer dans un acharnement meurtrier. Tant de fillettes et de femmes ont été violées et laissées pour mortes.

La musique et les lumières jouent un rôle essentiel pour accompagner ce récit. Avec son bâton de révolte, Ferdinand Prince, danse pour exprimer sa détresse, sa colère, sa dénonciation des esclavagistes anglais qui condamnent les esclaves à n’être rien, à aller à la tâche en n’étant qu’apparence d’hommes de peu.

Les différents instruments de musique entrent en écho avec les émotions ressenties. Nous sommes embarqués par ce récit qui nous donne à entendre plusieurs histoires sous forme de contes africains comme ce serpent coupé en deux donnant naissance à Bout Premier et Bout Second qui seront séparés et…, ou ce berger et son chien…

C’est un spectacle très fort sur les horreurs de l’esclavage. Ferdinand Prince a une très belle diction pour incarner avec vigueur ce témoignage et faire émerger des ténèbres les peuples opprimés.

Brigitte Aubonnet 
(20/10/25)    



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Chroniques
théâtrales






Théo Théâtre

20, rue Théodore Deck
75015 Paris

Jusqu'au
18 décembre 2025



Un pièce de
Jacques Bruyas

Mise en scène
et interprétée par
Fernand Prince

Musicien
MossyAmidi Fard