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Sophie ADRIANSEN


Papa est en bas


Un papa toujours partant pour jouer au foot qui rechigne petit à petit à courir après la balle, se promener et même se lever de table, c’est louche.
Olivia se rend bien compte que quelque chose ne va pas et la réponse à sa question tombe comme un couperet : une maladie rare dont on ne guérit pas. Une maladie grave que le papa d’Olivia a décidé de nommer « la tartiflette », une manière bien à lui de dédramatiser la situation.
Au fil des semaines qui passent, la fillette assiste à l’évolution de la maladie et aux complications croissantes qu’elle entraîne dans la vie de son papa ainsi que dans la vie du noyau familial.

J’ai soudain du mal à avaler ma salive. Depuis quand papa n’est-il pas allé dehors ? Depuis quand n’a-t-il pas senti l’air frais autrement que lorsque maman ouvre les baies vitrées pour aérer ? Depuis quand n’a-t-il pas vu autre chose que le salon, la salle de bain, et les quelques mètres qui séparent ces deux pièces ?

On touche ici du doigt les innombrables difficultés que doivent surmonter les personnes privées de mobilité ou à mobilité réduite.
Le livre évoque les rapports familiaux en pareil cas et interroge intelligemment  la question de la fin de vie et de l’euthanasie.
Sans fausse pudeur et avec respect, l’auteure redonne son intégrité à un homme en fauteuil roulant, un homme malade. Un mari, un père diminué qui ne perd ni son sens de l’humour ni son goût pour la vie. 
Olivia, narratrice, de son ton léger emmène le lecteur dans son quotidien, ses questionnements, ses peines et ses joies.
Voici un très beau roman, très fort et tendre, qui met l’accent sur l’importance de ne pas passer à côté des petits riens qui font du bien.
Un livre à lire absolument !

Cécile De Ram 
(13/11/18)    



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Jeunesse







Nathan

(Septembre 2018)
128 pages - 5,95




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