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Gwladys CONSTANT


Philibert Merlin, apprenti enchanteur


Les époux Merlin ont sept enfants. Les six premiers sont tous plus talentueux les uns que les autres. Chacun possède un don. Et, qu’il s’agisse de musique, de dessin,  de mathématiques, de chirurgie ou encore de danse,  tous excellent dans leur domaine. 
Philibert, le petit dernier, a visiblement été oublié par sa bonne fée. Loin d’avoir un don, il accumule les catastrophes. L’institutrice ne sait plus quoi faire de cet enfant turbulent qui semble ignorer jusqu’aux règles élémentaires de sécurité.
Et si le petit Philibert était tout simplement un enfant comme il en existe plein d‘autres, un enfant normal !

Mais pour Philibert, septième d’une famille d’enchanteurs, il est bien difficile de n’avoir pas de don.
Parfois, l’enfant se demande si, à la maternité, on ne l’a pas échangé par erreur avec un autre bébé. Est-il vraiment le fis de ses parents ? Physiquement, il leur ressemble, il a bien les yeux verts de son père, les cheveux noirs de sa mère, et la marque des enchanteurs à la base du cou, un petit croissant de lune, comme une cicatrice. Mais au fond, cela ne prouve rien. Seul le don est une preuve.
À moins que Philibert ne soit doué d’un super pouvoir particulièrement tardif.

À Vienne se trouve justement Clara Freud, une spécialiste des dons tardifs. Les parents Merlin, désemparés,  ne ménagent pas leurs efforts pour permettre à leur fils de découvrir son don. Ils lui prennent rendez-vous avec Madame Freud et lui proposent de multiples activités créatives.
Philibert en a assez. Il voudrait juste qu’on le laisse vivre sa vie. Qui sait, un don viendra peut-être naturellement à lui…

Le texte est  plein d’humour, d’amour, de générosité et de gentillesse.  Rassurant, il montre que chacun est ce qu’il est,  que se comparer aux autres non seulement ne sert à rien mais rend malheureux. Chaque enfant doit, à son rythme, prendre le temps de se découvrir et de s’ouvrir au monde. Aucune cause n’est jamais perdue et on finit toujours par trouver sa voie parmi celle des autres.
Les compétences individuelles ne valent en effet que lorsqu’elles sont réunies,  mutualisées, partagées.  

Voici un roman plein d’énergie qui véhicule de belles valeurs et qui enchante.

Cécile De Ram 
(08/02/18)    



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Jeunesse







Editions du Rouergue

Collection doado
112 pages - 9,50



Gwladys Constant,
professeure agrégée de lettres, a déjà écrit
une vingtaine de livres
pour les adultes et
pour la jeunesse.



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