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et autres parcs parisiens Si vous voulez découvrir autrement les jardins et parcs parisiens, n’hésitez pas à feuilleter ce très bel ouvrage, avec une magnifique couverture cartonnée, où alternent textes et peintures avec une musique que vous pouvez télécharger pour cheminer au cœur de quinze lieux différents. Ce voyage commence par Le marché aux fleurs : « Ce que l’on vient chercher ici, c’est de la campagne en pot, de la jungle en bac, de la nature en jardinière. » Puis « On marche lentement, très lentement, dans le square des Batignolles, ce décor vallonné qui voudrait résumer la nature telle qu’on a le droit de la rêver, avec ces cascades et ses grottes, ses lacs et ses falaises. » Nous poursuivons par l’incontournable Jardin du Luxembourg : « Et quand la nuit tombe sur le jardin du Luxembourg, à Paris, France, Europe, planète Terre, on voit dans l’obscurité du ciel percer la première étoile, démesurément lointaine, à jamais, sans doute, inaccessible. » Ainsi que le Jardin des plantes tout autant incontournable : « Dans la serre tropicale du Jardin des plantes, on n’allait pas chercher hier autre chose qu’aujourd’hui : la touffeur de la jungle, l’émeraude de la chlorophylle, le son clair du ploc de la goutte qui condense. » Nous voilà à voguer sur le lac Daumesnil au Bois de Vincennes : « Maupassant écrivait qu’une femme, « c’est indispensable dans un bateau », « ça pimente et ça fait décor avec une ombrelle rouge glissant sur les berges vertes ». Pourtant Adèle, le modèle d’Auguste Renoir, que ce dernier épousa, aimait ramer. » Les cimetières ne sont pas oubliés. Voici le cimetière de Montmartre : « On a le droit d’aimer les cimetières. Ce ne sont pas des lieux tristes. On y trouve des arbres, des herbes folles et de la pierre taillée. Leurs habitants n’y craignent plus la mort et n’ont la nostalgie de rien. S’y promener est juste une expérience de philosophie quotidienne, à choisir bien moins saisissante que celle qui consiste à observer longuement un oiseau mort. » Vous n’avez plus qu’à continuer la balade avec l’écriture érudite et poétique d’Hervé Le Tellier, les peintures d’Alexandre de Broca, d’une douceur lumineuse et tendre, et la musique de Sylvain Moser qui rythme notre lecture, nos pas et nos rêveries. Chacune et chacun pourra méditer, profiter de la beauté des différents arts pour s’aérer l’esprit avec un bel ouvrage en main. Brigitte Aubonnet (09/07/26) |
Sommaire Lectures ![]() Gallimard (Juin 2026) 96 pages – 26 € Peintures Alexandre de Broca Musique Sylvain Moser ![]() Hervé Le Tellier Bio-bibliographie de l'auteur sur Wikipédia Retrouver sur notre site d’autres livres de Hervé Le Tellier : Le nom sur le mur |
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