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Frédérique VORUZ


Le Grand Jour

Après Lalalangue, nous retrouvons l’écriture redoutable et incisive de Frédérique Voruz pour parler de son enfance. Tous les frères et sœurs sont réunis pour l’enterrement de leur mère. C’est l’occasion de partager les souvenirs vécus avec cette mère qui a été terrible avec eux tous, une cruauté maternelle liée à une grande souffrance ressentie tout au long de sa vie après la perte de ses jumeaux et l’amputation d’une jambe suite à un accident d’escalade (voir encadré ci-dessous). 

Ces retrouvailles imposées sont l’occasion de disputes, d’insultes, de colère contre leur mère et entre eux. Un mélange de haine et d’amour existe au fil de cette soirée où se révèlent aussi des secrets de famille, grâce notamment au prêtre dont quelques verres de vin délient facilement la langue.

Les deux frères, après s’être insultés, peuvent se parler franchement sur leur vécu respectif, leur culpabilité, leur honte…
Les sœurs peuvent aussi se dire des vérités comme elles ne l’ont encore jamais fait.

Les horreurs des propos sont paradoxalement très drôles et c’est un véritable tour de force. Nous rions tout au long de la pièce chargée de beaucoup d’émotions où l’amour transparaît malgré la difficulté du vécu de chacun des personnages.

Un spectacle à ne pas manquer. Il exacerbe ce que chaque famille peut vivre à des degrés divers lors de l’enterrement d’un parent. Il est sûr que Le Grand Jour va au-delà de l’imaginable et nous passons un moment très fort dont l’humour grinçant ouvre sur la réflexion. Se parler au sein d’une fratrie n’a rien d’évident dans beaucoup de familles.

Brigitte Aubonnet 
(03/03/23)    


Harper Collins

(Octobre 2022)
208 pages - 18

Frédérique Voruz évoque son enfance entre ses deux parents dont la vie a été broyée par un accident d’escalade dans les Calanques de Marseille au début de leur vie de couple. La jeune femme, enceinte, a perdu leurs deux jumeaux et l’une de ses jambes dans cette chute dramatique. Le désespoir de la mère et la culpabilité du père qui était premier de cordée ont déterminé la suite de leur cohabitation.
« Je me vengerai sur les enfants. » a-t-elle dit et elle a tenu parole.
Ayant vécu elle-même une enfance douloureuse, cette mère n’aura de cesse d’empoisonner la vie de ses sept enfants…
(lire l’article complet sur notre site)




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Une loge
pour le strapontin









Théâtre du Soleil



Texte et
mise en scène

Frédérique Voruz


Avec

Anaïs Ancel
Emmanuel Besnault
Victor Fradet
Aurore Frémont
Sylvain Jailloux
Rafaela Jirkovsky
Eliot Maurel
Frédérique Voruz




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