Voici différentes façons de vivre l’éco-anxiété ce qui concerne beaucoup de monde notamment les jeunes.
Antoinette interpelle un homme politique qui ne tient pas compte de l’écologie :
« - Comment êtes-vous venu ici en Bretagne ?
- En avion, bien sûr.
- Merci, merci Monsieur, merci de penser à nous, de continuer à polluer la planète en faisant des déplacements courts en avion. Merci pour notre génération.
- Qui tu es, toi ? Tu as quel âge pour te permettre de me parler sur ce ton et me donner des leçons ?
- J’ai 16 ans et je suis de celles et de ceux qui mourront à cause de vous et de votre indifférence.
- Tu as 16 ans et tu te permets de faire de la politique ? Occupe-toi de choses de ton âge !».
Antoinette veut devenir ingénieure dans l’environnement.
Frantz, l’ami d’Antoinette, la comprend mais il a une position un peu différente :
« Je suis autant inquiet et concerné par notre avenir qu’Antoinette, mais je ne le vis pas comme elle. J’ai une folle envie de résister ; je lis tous les articles des scientifiques que je trouve, et je résiste à mon échelle. J’essaie d’adapter ma vie à mes idées. J’essaie d’être cohérent et d’apaiser les peurs que peuvent provoquer les dérèglements climatiques et les comportements de nombreux humains. »
En alternance, Marion Robin, psychiatre d’adolescents, analyse l’aspect psychologique de ces différentes réactions face au problème écologique.
« La survie est une tentative pour maintenir la vie lorsque celle-ci est menacée. Elle suppose que l’on concentre ses actions dans ce but, que l’on y mette plus d’énergie sur un temps court. […] Lorsque des enjeux de survie apparaissent, les enjeux à court terme deviennent prioritaires sur les enjeux à long terme. Vouloir sauver la planète, sauver ses proches peut passer devant l’envie de faire des études longues. »
La sœur de Frantz avale des médicaments après avoir vu un reportage angoissant.
La situation actuelle est très anxiogène pour les jeunes et les moins jeunes. Il est essentiel d’en parler ensemble, de voir ce qui est possible pour surmonter cette angoisse. Antoinette et Frantz vont partager des moments dans la forêt ce qui les apaisera. Retrouver un lien avec la nature, chercher des engagements, des solutions ensemble est primordial.
C’est un court roman très réussi qui aborde ce sujet avec différentes approches ce qui permettra d’engager le dialogue avec les jeunes.
Brigitte Aubonnet
(27/02/25)